Trois
personnes sans lien entre elles se retrouvent en enfer. Un enfer
sans feu ni flammes et qui prend l'allure d'un salon second Empire.
Un enfer sans bourreau surtout, où la seule présence des autres
suffit à rendre l'air irrespirable.
Sous les apparences d'une fable élégante, c'est en fait à une véritable
réflexion sur la liberté et la condition humaine que nous convie
Sartre. Réflexion plus que jamais d'actualité dans notre société
contemporaine où l'apparence l'emporte bien souvent sur l'essence.
Comment vivre en homme libre et responsable sans que "l'enfer
[soit] les Autres" ?
La
vie d'intellectuel révolutionnaire de Jean-Paul
Sartre a
suscité polémiques et réticences. Prolifique et hyperactif, il est
autant connu pour son œuvre, et notamment ses paradigmes philosophiques
que l'on regroupe sous le nom d'existentialisme, que pour son engagement
politique à gauche. Sartre est connu aussi comme le compagnon de
la philosophe Simone de Beauvoir. Leurs philosophies, bien que très
proches, ne sauraient être confondues ; les deux auteurs se sont
influencés réciproquement.
L'œuvre de Jean-Paul Sartre est riche en essais et textes philosophiques
majeurs comme l'Être et le Néant (1943) ou L'existentialisme est
un humanisme (1945), mais aussi de textes littéraires avec son recueil
de nouvelles publié en 1939 le Mur ou ses romans : la Nausée (1938)
et les Chemins de la liberté (1945). Son théâtre avec des pièces
comme « Les Mouches » (1943), « Huis clos » (1944), « La Putain
respectueuse » (1946), « Le Diable et le Bon Dieu » (1951), « Les
Séquestrés d'Altona » (1959) constitue une part importante de son
activité littéraire entre drame social et réflexion existentialiste.
Dans une période plus tardive, il publie aussi en 1964 un texte
autobiographique remarqué les Mots qui porte sur les onze premières
années de sa vie, ainsi qu'une vaste étude sur Gustave Flaubert,
L'Idiot de la famille (1971-1972).
Intransigeant et fidèle à lui-même et à ses idées, il a toujours
rejeté les honneurs (à l'exception toutefois du titre de Docteur
Honoris Causa de l'Université de Jérusalem en 1976). Il a notamment
refusé le prix Nobel de littérature 1964.
(Wikipédia)
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